Dimanche 27 mai 2012 7 27 /05 /Mai /2012 09:26

Toujours suite à l'orgnanisation de la maison d'hôte Dar Ines de Moulay Idriss , on nous avait promis une surprise pour le trajet ....et ce fut Bakor aux commandes de son spécial taxi/camion rouge du genre bétaillère qui nous transporta jusqu'à un petit village à une quinzaine de kilomètres de Moulay Idriss. Au passage, il prit tous les voyageurs sur le bord du chemin, histoire de nous imprégner du vécu marocain...et le bougre en riait sous cape de nous voir entasser sur les banquettes brinquebalantes.

On nous avait promis une vue magnifique ...et là Inch Allah que c'était beau ! une vague de collines passant du vert, au rouille, au bleu avec tout au loin un lac d'un bleu turquoise devenant violet puis gris suivant le moutonnement des nuages et tout la haut, sur une falaise, le village avec sa mosquée.

Bakor, vice président de son village, conducteur de taxi est en même temps propriétaire d'un gîte très bien aménagé où les volailles s'invitent au repas et où les ânes saluent les visiteurs d'un braiement tonitruant. Accueil par la famille ...toute la famille avec plein d'enfants et un plus âgé Mohamed qui est le patriarche de la maison.

Pas plus tôt assis sous la tonnelle que le thé berbère et les petits gâteaux arrivent sur la table... Mohamed, le patriarche nous fait faire un tour du propriétaire...et chacun en profite pour dessiner ou peindre . Après un couscous excellent, un violoniste vient nous jouer quelques airs...et peu à peu le grand salon se remplit de voisins, de cousins et d'amis.

Séance de henné pour les plus courageuses d'entre nous qui devront s'envelopper toute la nuit d'une chaussette pour ne pas abimer le dessin...au passage, quelle dextérité , quelle liberté du trait qui ne tremble pas ! Le lendemain, après une nuit de plomb complètement silencieuse, ballade avec Mohamed ...des oliviers centenaires, des caroubiers énormes avec des troncs de sorcière tortillés dans tous les sens, des troupeaux de moutons immenses, des formations géologiques à mettre la seule géologue du groupe à contribution pour quelques explications et une vue sublime !

Cette parenthèse dans un lieu absolument hors des lieux touristiques nous fit quand même prendre conscience de la pauvreté de certaines familles et de la difficulté de vivre quand l'eau se fait rare. Quand on garde une seule vache et qu'on la regarde brouter une partie de la journée, c'est que cette vache là est un veau d'or....sans oublier que la famille de Bakor devait aller chercher l'eau au puit commun à quelques centaines de mètres....cette eau qui semble ne pas être si absente que ça vu les précipitations nombreuses du printemps...Mais cette eau là, il faut aller la forer....et l'argent manque ...mais l'accueil est tellement enthousiaste et sincère, que l'on finit par oublier cette dure existence  et savourer pleinement ces instants.

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sur le petit chemin escarpé, moi je dessinais et elles, elles travaillaient....

 

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séance de henné

 

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instantanés...

 

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chez Bakor

 

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le village avec la mosquée ; en bas, Mohamed pose et s'endort...

 

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pose dessin

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cheval entravé

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Samedi 26 mai 2012 6 26 /05 /Mai /2012 08:58

La maison d'hôte Dar Ines nous avait appelé des taxis pour nous rendre à Meknes et là, dans le taxi, petite surprise ...plutôt grosse surprise ! le taxi avait posé à l'arrière des sièges avant un contreplaqué ...dans un virage, je me suis tenue à ce contreplaqué et une fois la route bien droite, me suis appuyée à mon dossier en devisant avec les autres carnettistes ...au bout d'un de mon index , une petite chose ronde que je roulais et roulais avec les autres doigts...quand tout à coup, dans mon cerveau, une petite lumière s'alluma qui devint vite un éclair de lumière quand je me rendis compte tout bêtement que je malaxais une crotte de nez qui n'était pas à moi ! crise de fou rire dans le taxi ...je ne savais quoi faire de ce bout de crotte de nez et la reposais consciencieusement sur le contreplaqué....au retour , elle y était encore ! un regret ! de ne pas savoir à qui appartenait ce trésor venu d'un nez d'ailleurs !!!

Le taxi nous déposa sur la grande place...peu de monde en cette fin de matinée ; la place était à nous .; ballade et dessins dans la médina , visite de la médersa (lieu où était enseigné le coran) , apprentissage des lignes de fuite avec Philippe Bichon puis visite au mausolée avec toujours les lignes de fuite en ligne de mire !

Assise par terre, j'étais un peu crispée n'arrivant pas à construire mon dessin à la manière du prof ! et de guerre lasse, je me lançai dans un petit croquis spontané de la fontaine avec ses défauts de construction !

Belle ville que Meknès...il faudrait s'y attarder beaucoup plus longtemps ; elle mérite qu'on la "respire" car elle a autant de charme que Marrakech.

Le soir, le bain de foule est garanti et peindre dans ces conditions n'étaient pas chose facile...mais assise à côté d'un jeune, je me suis laissé aller tout en devisant avec lui...il me montra une carte d'étudiant mais je compris bien vite qu'il n'avait jamais été étudiant...que c'était sa façon à lui de rêver et de faire rêver...j'eus de l'empathie pour lui ...nous n'avons pas les mêmes chances au départ.

 

 

 

..

meknes

 

 

  debout , adossée au mur, pas facile au milieu de la foule qui sans arrêt nous interrompt de croquer ...

un marocain avec l'habit traditionnel et son capuchon pointu...turlututu

 

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Assise sur une marche d'escalier au pied d'un commerce d'antiquités, tout en papotant avec ce jeune soit disant étudiant qui me touche, je me laisse à dessiner sans penser aux fameuses lignes de fuite !

 

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le challenge était de dessiner des arcades ! elles ne se sont pas laissé faire ...alors, je me suis vengée sur une fontaine avec Chantal une des carnettiste.

meknes

 

sur le toit de la médersa, vue sur la grande mosquée (en bas, les tuiles vernissées de ce bleu vert difficile à trouver sur la palette.)

 

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la jolie serveuse...redessiner à la maison

 

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la médersa

une femme marocaine

 

une femme faisant ses courses ; l'habit traditionnel ; le foulard, la gandoura avec sa capuche et son feston brodé...et les cabas !

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Vendredi 25 mai 2012 5 25 /05 /Mai /2012 16:35

Dessiner Moulay Idriss n'est pas aisé ! dessiner les contours presque sans regarder sa page, tenter de trouver les lignes montantes et descendantes...inventer le soleil et les ombres sous un ciel gris et venté, prendre un peu de temps pour la mosquée de Moulay Idriss avec ses toits de tuiles vertes vernissées...en à peine une heure, lMoulay Idriss se dessine peu à peu  et restera inachevé....c'est aussi cela le carnet de voyage !

Sous un ciel mitigé, guidés par Saïd, nous allons par de petits sentiers jusqu'à Volubilis, le site romain le plus important au Maroc ; l'odeur des pastillas préparé à Dar Inès, la maison d'hôte titille nos narines et nous faisons une pause pour pique niquer...dont l'invité principal sera la pluie !  nous nous abritons tant bien que mal sous les arbres en attendant une éclaircie qui finit par arriver avec un rayon de soleil. Bel endroit  chargé d'histoires  où il est aisé d'imaginer des romains en tunique sillonnant la plus grande avenue que nous dessinons en suivant les conseils de construction de Philippe Bichon....mais au moment de commencer, je m'aperçois que j'ai perdu mes lunettes de vue pendues à un cordon...à force d'enlever les superpositions de vêtements, elles se sont décrochées.

A tout hasard, je demande à des touristes si ils ne les ont pas trouvées...et là, une femme dans un groupe me répond qu'elle les a posées sur une pierre près du forum...mais une pierre comment  ? là, la femme se fait évasive...une pierre quoi ! trouver une pierre à lunettes dans un champ de ruines, c'est comme chercher une épingle dans une botte de foin ! mais, le dieu romain des chanceux me fera rencontrer un guide qui lui a remis mes lunettes à l'accueil...

Le soir à 6 h, je me présente à l'entrée, et là, on me dit qu'un autre guide a emmené mes lunettes chez lui pensant que personne ne viendrait les récupérer...et là, le téléphone arabe de Bouygues télécom fonctionne à merveille...on m'accompagne même en taxi jusque chez le guide et tout ça, avec le sourire, la France est notre amie, Inch allah....on n'accepte même pas ma petite gratification ....! bravo les Marocains et encore Merci !

 

Volubilis

 

 

volubilis

 

 

Volubilis

 

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Vendredi 25 mai 2012 5 25 /05 /Mai /2012 14:00

Moulay Idriss et la chambre d'hôte DAR INES

 

Le voyage sur place a été organisé par Itinéraires partagés, Zoubir Chattou, le propriétaire des chambres d'hôte de Dar Ines  et Philippe Bichon, globe croqueur qui a édité un carnet de voyage sur le Yémen. 

Moulay Idriss était notre "base" . D'ordinaire, le touriste passe à Moulay Idriss pour faire des photos. Il ne reste pas et pourtant...c'est une ville attachante lieu de culte et de pélerinage des musulmans. Pas de ferveur démonstrative, les pratiquants vont à la mosquée habillés soit à l'européenne, soit avec la gandoura. Par les ruelles de la ville, on accède à la petite et grande terrasse d'où l'on peut voir Moulay Idriss et la campagne environnante car Moulay est bâti sur une colline ; le soir, au coucher du soleil, les façades des maisons s'habillent d'or et de lumière.

Nous étions logés en plein centre de Moulay et nous empruntions chaque jour le chemin qui mène à la mosquée. Les vendeurs devenaient des familiers...Dans la maison d'hôte Dar Ines, propriété de Zoubir Chattou, nous nous sommes sentis un peu chez nous...peut être était ce dû à l'accueil chaleureux de Zoubir et de son collaborateur Saïd, mais aussi certainement parce que ce dar entièrement rénové avec des matériaux nobles a une âme...la grande chambre où le vizir voyait ce qui se passait dehors...les différences de niveaux, la terrasse qui donne sur les rues de la ville...et que dire des petits déjeuners et des repas. Des tajines aux coings, de la raie fraîche cuisinée avec des légumes, des pastillas, des gâteaux....la disponibilité de notre hôte qui organise le programme  de la semaine toujours dans le souci de la découverte d'un tourisme de proximité. 

Le carnet de voyage

Nous étions là pour randonner et dessiner avec comme "prof" Philippe Bichon "spécialiste " des lignes d'horizon, des lignes de fuite, calvaires de beaucoup d'entre nous ! les conditions n'étaient pas toujours faciles ; il faisait très froid et beaucoup de vent ; de temps à autre la pluie s'invitait sur les pages ; nous étions souvent installés debout ou mal assis sur un pas de porte ou tout simplement par terre. Personnellement, ce que je recherche dans le carnet, c'est sa spontanéité d'où inévitablement les maladresses, les mauvais cadrages mais aussi les petites surprises ...il n'y a pas de "chefs d'oeuvre" mais un regard , un autre regard, celui qui prend le temps de s'imprégner du lieu, du mouvement.Quelques extraits de ce carnet de voyage ...

 

 

entrée de Dar Ines

 

à gauche, l'entrée de DAr Ines ; Dar Ines surplombe la rue et l'on peut apercevoir au loin Volubilis

 

ruelle dans Moulay Idriss

 

 

une ruelle de Moulay Idriss

intérieur de Dar Ines

 

A Dar Ines ; la cuisine ..on ne sent pas les bonnes odeurs des épices

    a Dar I nes

marrakech 1397

 

Moulay Idriss vu de la grande terrasse

 

  porte d'entrée à Moulay Idriss

  la grande chambre d'origine de Dar Ines avec son plafond et ses vitraux

 

entrée de la mosquée et de Dar Ines

 

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l'intérieur de la chambre avec son plafond d'origine et ses vitraux.

 

 

 

 

 

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Vendredi 25 mai 2012 5 25 /05 /Mai /2012 09:09

Le souk d'Azrou

 

A environ 1h30 de Moulay Idriss, par une très jolie route nous sommes allés à Azrou. Visite de la ville aux toits de tuiles vertes vernissées  et arrêt au souk du mardi où les paysans viennent vendre et acheter leur bétail...un immense marché à ciel ouvert avec des fripes sur des centaines de mètres , des bonimenteurs qui vendent des potions aux mille vertues avec grand renfort de haut-parleurs accrochés à d'immenses perches pour se faire mieux entendre. Marché aux légumes, aux épices et marché aux bestiaux où là, le spectacle est omniprésent...disputes jusqu'à empoignades, conciliabules autour de moutons entravés les uns aux autres uniquement par la tête !!! on tate les mamelles, on ouvre les gueules, on flatte la croupe...et on discute puis on se tape dans la main...furtivement, on voit les billets passés d'une main à l'autre.

Nous dessinons debout ....certains s'approchent pour regarder et souhaiter le bonjour à la France en priant pour que Sarkozy ne passe pas...(ce qui est fait !) ils ajoutent leur signature et leur nom...aucune agressivité, ni geste d'énervement ; les femmes ne veulent pas qu'on les dessine mais les hommes se prêtent facilement au jeu...

souk d'Azrou

 

 

tbet paysage 049

 

 

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  Philippe Bichon, le prof

 

La Forêt de cèdres et les singes voleurs

 

On quitte un peu à regret ce lieu de rassemblement pour aller dans la forêt de cèdres où le froid malgré le soleil nous refroidit un peu...ballade sous les sous-bois ; .lors d'un petit arrêt technique près d'un arbre, des craquements attirent mon attention ....un singe, puis deux, puis trois s'approchent de moi en me regardant curieusement...j'ai tout juste le temps de me rajuster que d'autres arrivent à la rescousse.

Nous nous arrêtons au soleil pour dessiner quelques cèdres majestueux....et là, une harde de singes nous entoure....connaissant leur réputation de voleurs pour en avoir cotoyés au Sénégal, je précise aux autres membres du groupe de bien rentrer leurs affaires dans leur sac et de ne rien laisser traîner...penchée sur mon cèdre en contre-jour, j'ai du mal à donner forme aux branches quand tout à coup, un cri :"attention au singe derrière toi"....trop tard, un plus hardi que les autres s'est emparé à une vitesse incroyable du sac de pain et s'enfuit avec son trophée à bout de bras ! moment de répit pendant que tous se régalent en se disputant ...mais cela dure peu et peu à peu, je deviens un sujet de contemplation ! pas tranquille du tout, je change de place et laisse mon cèdre en plan.

 

 

la forêt de cèdre d'Azrou

 

Dans cette forêt de cèdres au sous-bois sombre, deux amoureux en djellabahs identiques, marchent à pas rapides la main dans la main...image marquée dans ma mémoire pour refaire ensuite le dessin...mais iren ne pourra restituer ce moment magique...

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Une autre façon de voyager

 

Une maison d'hôte Dar Ines à Moulay Idriss au Maroc

Lors d'un séjour carnet de voyage, j'ai rencontré Zoubir Chattou le propriétaire de la maison d'hôte Dar ines à Moulay Idriss. Belle demeure entièrement restaurée avec des matériaux traditionnels dans le souci de préserver l'authenticité du lieu chargéd'histoires.Zoubir vous guidera pour vous faire découvrir un Maroc authentique,  riche en rencontres et lieux non touristiques.Petites cerises sur le gâteau, les prix sont abordables, la nourriture excellente et variée et l'accueil orchestrée par Saïd est chaleureuse.

www.dar-ines.com

 

 

un calligraphe marocain : Mohamed Boustane

 J'ai rencontré Mohamed Boustane lors de mon séjour à Marrakech ; il était venu voir son ami Alain Marc au riad lors de notre séjour carnet de voyage; il nous avait amené quelques unes de ses oeuvres pour nous faire partager son univers et j'avoue que la force de son travail m'a vraiment interpellée...je ne sais comment dire pour décrire cette liberté du geste, sa puissance...c'est un homme érudit qui semble avoir LA  sagesse du monde. Il expose  en avril à Casablanca...voir également l'article consacré par Alain Marc dans son blog "aquarelle en voyage".

Agriculteur philosophe, ecrivain : Pierre Rabhi 

Pierre Rabhi () est un agriculteur philosophe ; de son enfance en Algérie, il vous fera voyager jusqu' en Ardèche où  il défend un mode de société plus respectueux de l'homme et de la terre .
a visionner absolument ! (la page ne s'ouvre pas automatiquement sur la vidéo)

conteur voyageur : Yannick jaulin

http://www.yannickjaulin.com/

Cho gars, y l'avons rencontré par hasard...il aime voyager mais il semble plutôt  être un voyageur de l'âme, un fouilleur de vie, un rapporteur de mots, un preneur d'instants.....ces spectacles sont tout à la fois drôles, touchants, poétiques, profonds....c'est aussi lui, l'organisateur du Nombril du monde à Pougne l'hérisson....

 

"Difficile de parler de la démarche artistique de Yannick Jaulin sans évoquer d’abord l’homme sur scène. L’homme de scène. Car c’est sur les planches – celles, auréolées de gloire des Bouffes du Nord, du Théâtre de Chaillot, et prochainement du Théâtre du Rond-Point, mais aussi celles plus obscures des petites salles de la « France profonde » – que Yannick Jaulin se donne pleinement. Il y est tout entier, généreux et exigeant, à la fois drôle et torturé.

j'ai pas fermé l'oeil de la nuit , créé en 2000, menteur en 2003, Terrien en 2007 et maintenant Le Dodo, le petit belou timide du fond de la Vendée qu’il fut naguère a su s’imposer sur la scène théâtrale française" (texte pris sur son site internet)

 

musicien voyageur :Salif keita

 http://salif-keita.artiste.universalmusic.fr/

Né noir albinos dans un pays africain Salik Keita a du lutter pour faire accepter sa différence, titre de son dernier Cd. A acheter (et non pas à télécharger) pour que des artistes comme lui puisse faire passer des messages. Savez vous que les noirs albinos sont encore pourchassés et même parfois tués pour leur soi disant pouvoir....Cette "différence" chanté par Salif Keita est universelle et s'applique à toutes les différences.

écrivain voyageur

Nicolas Bouvier évrivain voyageur a pris la route àl'âge de 24 ans . Dans la préface des oeuvres de Nicolas bouvier édité par Gallimard, on peut lire que "Nicolas Bouvier avait un reproche à formuler, c'est que nos sociétés mettent toujours en avant le faire, alors qu'être au monde est en soi une occupation tout à fait valable, peut être la plus difficile, et certainement la plus importante. Lisez L'usage du monde avec les dessins de Thierry Vernet ...et sa célèbre voiture une fiat Topolino...Il écrivait dans l'usage du monde "les mots sont usés, déformés comme des valises qui ont trop servi, ls ne peuvent exprimer ni l'horreur, ni la félicité. Comment restituer par leur seul moyen la fraîcheur native de la sensation. Pourquoi ajouter des mots qui ont traîné partout à ces choses fraîches qui s'en passaient si bien."

Dans ces mots, la touriste que je suis se retrouve...prendre des photos qui ne seront jamais le reflet de l'émotion...essayer de peindre ou dessiner pour approcher quelque chose...mais c'est peut être la, la différence entre la photo et le dessin ou l'aquarelle. On se pose et on s'oublie.....c'est déja un premier pas....faire passer son émotion en est un autre beaucoup plus difficile.

 

peintres voyageurs

Ejoumale et Abel

Ils sont originaires d'Inde, plus exactement de Pondichéry. Ils sont présents sur de nombreux salons en France et en Belgique et remportent de nombreux prix. Ils proposent pendant 3 mois des stages de 3 jours ...avec pédagogie et maîtrise, ils vous emmènent avec eux en voyage dans des paysages colorés où la lumière est omni présente.

http://www.ejoumaleart.com/landscape.htm

 

Alain Marc

 http://www.aquarelle-en-voyage.com/

 

Titouan Lamazou...et son merveilleux "femmes du monde"... ode à la beauté intérieure de la femme qu'il a su si bien trouver et toucher du bout de ses crayons et pinceaux. chez Gallimard.

 

Yvon le Corré

Une rencontre au désert, Täïeb aux éditions du chêne (peut être épuisé ??)  lui aussi se réferre à Nicolas Bouvier en le citant dans sa préface "ce qui nous rapproche des autres est plus fondamental que ce qui nous en éloigne"'....pour expliquer sa démarche : "ma révolte est toujours là, mais elle s'est humanisée au contact de ce fondamental qui peu à peu gagne la planète...au dela de la magie des sables, le désert..."

 

Charles Kerivel : Grand sud Marocain chez Gallimard

Charles Kerivel bien connu au Maroc est un preneur d'instants....

 

peintre voyageuse

  Née en Finlande, Mervi Harjunpää-Verhasselt s'est établie en Provence il y a plus de 30 ans.
Peintre autodidacte, elle a depuis sa jeunesse représenté avec des pastels le monde qui l'entourait.
La beauté des paysages et des atmosphères de la Provence, sa nouvelle terre d'adoption, l'a orientée dans les années 80 vers la photographie.

Sa peinture, d'un style classique jusqu'alors, s'en trouva changée. Elle se rendit compte que ce qu'elle peignait ne devait plus être ce qu'elle voyait, mais l'expression des sensations et des sentiments de ses paysages interieurs.
Sa peinture abstraite ( pastels, aquarelles, huiles, acryliques) est le fruit de ses expériences où les souvenirs de son enfance se mêlent aux couleurs éclatantes de son environnement quotidien.

Mervi Harjunpää-Verhasselt a exposé dans différentes villes de provence, en Finlande et en Italie.

Née en Finlande, Mervi Harjunpää-Verhasselt s'est établie en Provence il y a plus de 30 ans.
Peintre autodidacte, elle a depuis sa jeunesse représenté avec des pastels le monde qui l'entourait.
Mervi Harjunpää-Verhasselt a exposé dans différentes villes de provence, en Finlande et en Italie.

voir lien

 

 

2 photographes

Eric Bourret

Eté 2010, dans l'abbaye de Salagon il y avait une magnifique exposition de photos d'Eric Bourret...d'immenses toiles  où je suis restée devant littéralement hypnotisée. Paysage de neige avec des personnages en raquettes ou à ski dans un flou magnifique et mystérieux. J'avais l'impression d'être "happée" ....

Photographe voyageur ...ses photos ne sont pas des simples photos. Voici ce qu'en dit Jean Arrouye...

"Eric Bourret est un photographe philosophe. Il photographie l’élémentaire, l’eau tournoyante et écumeuse du ressac des vagues, la terre pétrifiée dressée en falaises abruptes, ainsi que l’archéologique, les vestiges de monuments des plus anciennes cultures, autant dire la naissance du monde et la mort des civilisations.
Plus précisément ses photographies enregistrent les effets sensibles de la force irrésistible qui a modelé les paysages terrestres, qui provoque les remous de la surface des eaux et qui, inlassablement, érode les édifices humains. Le sujet profond des images d’Eric Bourret est donc l’observation des effets de l’action du temps.
Aussi ses grandes photographies partagées entre un noir profond comme la mort et des gris doux comme l’oubli, quand elles montrent des vestiges de monuments, paraissent-elles des vanités."

 

Sarah Moon

Sarah Moon exposait ses oeuvres  au musée Campredon à l'Isle sur la Sorgue de fin octobre 2010 à début février 2011. Ses photos la plupart en noir et blanc sont retouchées et laissent l'imagination faire le reste. Ajoutés à cela de petits films surprenants et un peu intimidants, de grandes photos de mode en couleur sur un grain de papier doux comme du velours...une autre façon de voyager.

 

 

 
 
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